Biographie de padam

DIX ANS DE BONHEUR
ET DE BORDEL

Padam sera toujours Padam, un vrai bonheur de plume porté par la voix éraillée de Nader, le chanteur et auteur, ses ballades d’amours tordues et d’étreintes fugaces, ce swing romantique qui rappelle Paname, ces rythmes chaloupés qui fusionnent les origines multiples des membres du groupe.
C’est comme si s’échappaient des mélodies les épices d’Orient et des Balkans. C’est comme si Aznavour avait 60 ans de moins et tirait sur le pianiste.
Une chanson française (prière de rouler le ‘r’) qui rêve d’horizons depuis la rue, qui s’enivre de musiques et de rencontres et qui s’envole par-dessus les toits.


L’histoire de Padam est un vaste bordel parsemé de réels moments de bonheur. Le groupe est né sur un coup de tête de Nader (chanteur, auteur, compositeur et guitariste). Il tente à cette époque (nous sommes en 1998) de vivre de la musique. Il se produit alors régulièrement dans des bistrots de la capitale accompagné d’un harmoniciste au sang chaud qui n’hésite pas à casser la vaisselle si le tenancier rechigne à payer (plus de nouvelles de lui).
Nader s’est établi depuis deux ans à Montmartre avec une artiste peintre qui lui fait découvrir les peintres allemands, Fellini, Truffaut, L’Art avec un grand A… Il tombe littéralement en extase devant les films d’Emir Kusturica et va se plonger (aidé par des amis serbes) dans l’étude des musiques des Balkans. Il lit aussi beaucoup d’auteurs russes (Dostoïevski, Nabokov), français (Louis Calaferte, Céline) et américains (Fante, Burrough, Selby, Bukowski). Ces derniers avec leur style simple et percutant le décomplexent de l’écriture.
La vie de bohème qu’il mène alors et qui l’entraîne dans des bars à « tronches » du quartier, lui donne envie de peindre des personnages aux traits grossiers, de mettre cette humanité de fort en gueule et d’originaux sur papier. Il se met à écrire des chansons qu’il va insérer dans sa « set list » et qui plaisent tout
de suite à son public de l’époque : les piliers de comptoir.


Il connaît déjà Rico, le contrebassiste qui habite le quartier et travaille son instrument au soleil, tous les jours sur la place Emile Goudot en attendant la consécration ou un éventuel héritage (il est issu d’une grande famille à particule).
L’accordéoniste, Adam Borek, il le découvre dans le métro, précisément sur la ligne 2. Il vient d’arriver de Pologne et profite de sa jeunesse pour travailler « comme un polonais » (de 8h à 2h) la journée entre Nation et Porte Dauphine et le soir dans un cabaret musette gay . Adam est intéressé par le projet. Il flaire le bon filon : la monnaie trébuchante, les rouleaux de biftons qui vous déforment le pantalon.

Le groupe se nomme Padam, nom qui évoque le cœur qui bat au milieu du brouhaha d’une ville cosmopolite et bigarrée ; Nader a écrit 20 morceaux qui sont enregistrés en 2 jours dans une MJC de Créteil. C’est le début de l’aventure. Les bistrots parisiens raffolent de la maquette, le groupe se produit au moins deux fois par semaine devant des publics éméchés. Le résultat peut être assez festif, ou bordélique mais tout le monde y trouve son compte, surtout les tenanciers.
À la rentrée le groupe se fait repérer par une assistante de direction de chez « Next Music ». Elle en parle à un DA qui vient voir le phénomène (ça se faisait à l’époque) et propose une signature au groupe. Nader est ravi, Adam flaire le bon filon et Rico s’achète un costume Hugo Boss. C’est l’album de la reconnaissance, de la première tournée (près de 80 concerts), et les mauvaises habitudes sont vite mises de côté. Boire sur scène dans un centre culturel ou s’endormir pendant le rappel est assez mal vu.

Padam sort très vite un deuxième album plus « world » (Nader vient d’emménager à la Goutte d’or). Hélas, la maison de disques fait faillite deux mois après la mise en rayonnage, mais la tournée continue, pas loin de 100 dates en France et à l’étranger (Russie, Syrie, Etats-Unis, Poitou-Charentes…). De retour à Paris, Nader se remet à écrire, Rico touche un héritage d’un parent éloigné, Adam (toujours son flair!) investit toute sa fortune dans un business de chaussures en Pologne. Il perd tout en l’espace d’une année.
Le groupe se met au travail. L’album « T’es belle ! » sort en 2005 chez PIAS. Il est très bien accueilli par


la presse et les radios. Pour la première fois un titre (T’es belle) est en playlist sur de nombreuses radios nationales. Un nouveau public, découvre l’univers de Padam.

En 2007, Padam accueille un nouveau membre : Jean-Yves Roucan, un Picard, un batteur et percussionniste rencontré lors d’un dîner (il s’est soudain mis à jouer sur la batterie Playschool du neveu de 3 ans de Nader ; un grand moment de rock’n’roll). Le groupe est soudé et prêt à repartir pour une nouvelle aventure.
Nader se remet au travail. Les morceaux viennent vite. Les papillons où il console une croqueuse d’hommes romantique ; J’aime pas, dédié aux râleurs bien de chez nous Non mon amour petit vaudeville tiré d’une histoire vraie (quand on a une femme qui a des horaires fixes et qu’on est « artiste » c’est à dire plutôt tranquille et qu’en plus la voisine d’en dessous est belle et jeune…). Il met également en scène des emmerdeurs, des chieuses, un tueur en série qui aime tendrement sa mère, des femmes fatales et comme toujours, une tripotée de losers magnifiques.


La réalisation de l’album « Bonheur bordel » a mis près d’un an. L’enregistrement commence dans une vaste grange, en Touraine, près d’un enclos à sangliers, anciennement le studio de l’ensemble instrumental d’Andrée Colson, mais abandonnée depuis dix ans. C’est Benoît, l’ingénieur du son qui a déniché le plan. Il réussit en récupérant du matériel à réaménager le lieu. S’en suivent : répétitions dans un grenier et réarrangements, répétitions dans une cave et ré-réarrangements, exil de Nader à Berlin pendant 10 jours pour écrire les trois derniers morceaux, enregistrements à Paris dans un Studio sans poussière, ni pollen, ni sangliers et avec des
êtres humains vivant autour, pré-mixage en appartement, plaintes des voisins, avertissement du proprio… Au fur et à mesure, l’équipe participant au projet s’est étoffée, chacun (photographe, styliste, musiciens invités, ingénieur du son, amis, famille…) apportant sa touche, son regard pour finalement constituer une grande tribu de siphonnés-passionnés complètement investis dans l’album. Toute l’année de conception n’a été que bordel et bonheur, engueulades et embrassades, orgies et indigestions.

Voilà…
Il ne vous reste plus qu’à insérer ce petit objet ridicule, et sans réelle valeur marchande, dans votre chaîne
et qui sait, peut-être vous écrier :
« Quel bonheur bordel ! »

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Les derniers Albums de padam

Bonheur Bordel

Bonheur Bordel



Sortie en : 2008
11 titres
T'es belle !

T'es belle !



Sortie en : 2006
11 titres
À côté de la plaque

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Sortie en : 2003
11 titres