Bon et bien c'est le moment de parler du cher Laney que j'ai reçu voilà quelques jours et qui je doit le dire comble désormais la majoritée de mes attentes guitaristiques. Inutile de préciser que je rédige ce long article non pas pour me gargariser de mon nouveau matériel

mais dans le but de participer à la "base de donnée Partoch" et ainsi de permettre aux personnes à la recherche d'information et d'avis d'en apprendre plus au sujet de cet ampli. D'ailleurs, je croise les doigts pour Corey qui aurait dû être livré depuis quelques jours, et qui ne manquera pas j'en suis sûr de nous pondre un second article au sujet de cette même bête pour complèter de façon éclairée mon avis (qui ne couvrira probablement pas toutes les questions qu'on pourrait se poser, comme entre autres, sa réaction avec divers effets...).
Bon tout d'abord, comme tout Partochard qui convoite un objet depuis très longtemps, (je ne cite pas F@b du tout

je vais vous conter l'arrivée de ce cher tout-lampe chez moi, miraculeusement en avance de deux grosses semaines !
1) L'arrivé du colis dans ma salle à manger, mon chat en prime dessus
2) Lent déballage et "savouration" du moment, sous les frettes ébahies de mes guitares que j'avais amoureusement alignées sur mon canapé
3) La tension monte, on en voit déjà un bout !
4) Là, le déballage touche franchement à sa fin...
5) Halleyluya !
6) Le duo du choc, pour mon plus grand plaisir égoïste (car moins pour celui des voisins

)
Caractéristiques :
- Tout-lampe classe A (comme radiateur y'a pas mieux, cet ampli chauffe très vite en volume "domestique" alors je ne préfère pas imaginer en crête en concert).
- 3 ECC83 en préamplification et 4 EL84 en puissance
- HP Celestion "Seventies 80" (---> allez comprendre

)
- 2 entrée High et Low mais je n'ai pas pu jouer avec deux guitare en même temps, ce n'est peut-être pas possible d'ailleurs, 1 entrée footswitch, 1 entrée boucle d'effet, 1 pour brancher un HP supplémentaire, 1 pour la sortie du haut parleur, et divers boutons "classiques" auquel on peut mentionner un switch "bright".
Finitions & look :
D'emblée, (et la première impression est très importante) le look du Laney vous parle quand au niveau du son que vous allez avoir. Un look très classe, que les photos ne rendent pas du tout, très sobre et pourtant british et smart : tellement simplet pourtant si beau. Y'a pas à dire, physiquement, il en impose ! Quelqu'un dans une review l'avait qualifié de "bunker", et il faut dire que le mot colle bien à cet ampli : tout est solidement fixé et parfaitement à sa place. Au niveau des finitions, il y a bien sûr toujours des petites choses comme une protection métallique de coin de travers, un léger plis sur le corps de l'ampli, un point noir de 1 milliardième de milimètre sur le liseret blanc ou encore un bouton qui au lieu de s'arrêter à 0 s'arrête à - 0,1... Mais globalement c'est vraiment du très bon boulot !
Bon, tout ça passé, on ferme toutes les portes, on branche les multi-prises, on sort le footswitch et on fait chauffer les lampes...
Son clair :
Bon, que ceci soit clair (aucun mauvais jeu de mot

), le canal du même nom est le gros point fort de cet ampli et il n'y a qu'à jeter un oeil aux artistes qui utilisent cette série ou des versions plus haut de gamme pour s'en apercevoir (Paolo Nutini, The Divine Comedy, Razorlight, Moi

), ce ne sont pas des groupes de deth-métal-hardcore-de-la-mort-qui-tue. Dès que l'on monte le volume, on se trouve envahit par un superbe clean totalement pur et dénué de grain (on aime comme on aime pas ça dépend) mais dont le côté "vierge" est impressionnant. Le bouton bright enclenché, la guitare voit ses fréquence hautes boostées ce qui est aussi très utile sur une demi-caisse aux sons ronds. En revanche sur une Strat, ça peut devenir vite très très criard (j'adore les sons très cristallins mais y'a une limite). dans ce cas il faut alors jouer avec l'équalisation très efficace d'ailleurs. Un son tel que celui-ci doit être un terrain parfait pour y coller des effets, mais je laisse ça à Corey car ce n'est pas mon genre de truc, je préfère le jouer nature, en plug'n'play
Le principal attrait de ce son, enfin, un détail que j'adore, est sa maléabilité. Je m'explique : ce clean est particulièrement sensible (chose que je retrouve dans d'autres reviews d'ailleurs) aux attaques de médiator, à l'épaisseur de celui-ci, aux changements de micros et d'équalisation, aux nuances. Un son peut-être superbe mais qui se doit d'être réglé au poil selon ce que l'on veut jouer, car tous ces détails changent de façon significative le rendu final. Voilà donc quelques sample avec ma demi-caisse, toujours très mals enregistrés avec un micro d'ordinateur à 5 euros, mais ça vous donnera quand même un aperçu (n'oubliez pas comme d'habitude de monter de son, car j'ai rencontré des problèmes avec Audacity) :
Micro Manche :
http://media.putfile.com/Clean-Micro-Manche
Micro Manche/Chevalet :
http://media.putfile.com/Clean-Micro-Manche-Chevalet
Micro Chevalet :
http://media.putfile.com/Clean-Micro-Chevalet
A noter aussi que n'étant pas seul chez moi, je suis à volume 1...donc le manque de dynamique surtout sur le micro chevalet s'explique par ce seul fait, surtout sur la dernière rythmique. En augmentant très légèrement le volume, le rendu n'a rien à voir, c'est promis
Crunch :
Autant le dire d'office, je suis très peu amateur de son crunch, moi c'est souvent tout ou rien soit overdrive/distortion ou son clair. Le crunch sur le Laney n'a pas grand intêret à faible saturation (1 à 4 environ, puisque qu'a saturation maximum, nous n'obtenons qu'à peine un petit son lead que certains n'hésiterais pas à appeller seulement un "gros crunch". Voilà quand même un seul petit sample :
Micro Chevalet :
http://media.putfile.com/Crunch-Chevalet
Son Lead (enfin presque
) :
Quand au son lead, c'est d'un point de vue personnel exactement ce dont j'avais besoin. Du chaud, du très chaud, typé comme pas deux, sans gain énorme, une bonne saturation brisish à la The Who ou encore Oasis, ce qui est vraiment le top avec une demi-caisse. Revers de la médaille en revanche, des micros simples à faible volume de sortie, qui ne saturent donc pas aussi vite que les humbuckers, sont à la limite de la distortion mais ne l'atteignent pas ... assez frustrant et donc là, même moi qui aime les distortion pas poussées aurait besoin d'une pédale ou d'un boost, mais avec la demi-caisse c'est parfait, alors que demander de plus ? En ce qui concerne les distortion, comme avec les clean, elles sont très jolies et terriblement chaleureuse, mais le travail de "recherche d'équalisation" est obligatoire. Car si le son est très typé et ne peux pas changer en un claquement de doigt (cet ampli est en effet tout sauf polyvalent), l'équalisation offre quand a elle de multiple possibilitée, même en métant par exemple les médiums à 1 (ceci est d'ailleurs conseillé pour taper dans du "rock" selon le manuel), je vous laisse donc envisager toutes les possibilitée. Encore un petit contrecoup, il est quasiment impossible de se faire un morceau au hasard avec un réglage qui colle. Chaque morceau entraine un moment de réglage si la guitare veut sonner en accord avec un titre particulier. Le bright ici boost encore les hautes fréquence et augmente donc ainsi l'attaque et le tranchant. en définitive un canal lead très typé avec peu de gain, mais beaucoup de possibilité d'affinage d'un son (car le Laney ne peut pas changer radicalement de sonoritées) et un son parfaitement classic rock pour les fan de vintage. Avec ça, laisser tomber Satriani et Vaï et à vous les premiers AC/DC, les années d'Oasismania, et le rock Old School en général.
Lead Chevalet :
http://media.putfile.com/Lead-Chevalet (je sais pas pourquoi sur celui-ci, le son sort d'une caverne, encore ce fiche Audacity...)
Là encore je fais ma grosse faignasse mais vu que je suis dessus depuis 4h, vous vous contenterez d'un seul (mauvais) sample

Tout ce que j'essaye de faire rend mal, Audacity m'enerve, et les réglages quoi que efficients sont pires que ceux de la Fuzz Fatory : on tourne le potard de basse de 1, et le son change du tout au tout. Prevoyer donc des calepins pour noter, futurs aquéreurs vous en aurez bien besoin.
Bon que dire en petit bilan ? C'est tout simplement un ampli à ne pas mettre entre toutes les mains car très typé, c'est-à-dire versé dans un seul type de son. Au lieu de passer d'un Cabrel à un Kirk Hammett en un bouton, celui-ci passe d'une bonne vieille balade à de l'AC/DC de la belle époque mais pas plus, et c'est ce qui fait son charme. Néanmoins comme vous avez pu le constatez, l'équalisation vous réserve de belles surprises mais aussi de belles sueures... Qu'à cela ne tienne, cet ampli se savourera avec le temps, et retenir les réglages me fera combattre à l'avance mon Alzheimer futur. je l'aime je j'adore, et vous aussi vous l'adorerez si vous laissez tomber vos stupides guitar hero contemporains !