Biographie de ttc

Identité ? T.T.C, Tido Berman, TekiLatex et Cuizinier. Présentation rapide des membres du groupe : pour commencer, Tido se reconnaissant facilement par son flow et ses textes qui se veulent clairs et compréhensibles, et qui arbore une écriture sombre n’hésitant pas à chambouler parfois les règles grammaticales ; Tekilatex ensuite avec ses textes mordants et son côté ironique s’affiche comme rappeur pornographe parfois aux allures de clown et muni d’un flot sous hélium. Enfin Cuizinier et son flow élastique avec accélération et ralentissement selon l’envie nous cache derrière cette fausse nonchalance une véritable plume qui se veut parfois poétique. Nous avons affaire ici à un groupe de rap Français hors du commun se démarquant par sa propre personnalité.

Composé de 3 voix très contrastées, 3 flots différents et 3 écritures bien distinctes, les T.T.C affirment leur disparité par le choix d’une ligne directrice souvent empruntée qu’est le délir, ce qui constitue un trait essentiel de leur réelle identité. Leur prestation en concert, véritable mise en scène (parfois déguisée), transmet parfois l’impression au spectateur d’assister à une sorte de comédie. Le rap est ainsi tantôt une pièce de théâtre extravagante, parfois absurde, tantôt un amusement par le biais de l’écriture où figurent jeux de mots, sons redondants, flots rebondissants, personnifications, ... toutes formes d’expression passant par le jeu de la langue ou la mise en situation à l’intérieur du texte.

Le groupe affirme aussi faire appel a l’écriture automatique ce qui confère à leurs écrits un coté plus naturel. Le côté abstrait de leur texte leur a d’ailleurs vite apporté l’étiquette de « rap rigolo », mais à ne pas s’y méprendre, le groupe ne se sert de l’humour que dans l’unique but de faire passer certains propos, des plus légers aux plus sérieux. Les chansons de T.T.C s’apparentent alors à une vraie peinture du monde agrémentée parfois d’un regard ironique, voir cynique et abordant tout sujets, des plus abstraits aux plus terre à terre et ce en évitant d’aborder un message social explicite où l’auditeur est amené à tirer lui-même sa propre interprétation. Ceux-ci ont donc la volonté de prouver que le rap ne doit pas forcément toucher certains sujets et pas d’autres en respectant certains formats rigides ou schémas de l’écriture Hip Hop qu’il se doit d’être pratiqué par des gens issus d’un certain milieu. Le groupe s’efforce aussi à établir une cohésion entre le texte et le son.

« Le rap c’est un jeu électronique », le groupe s’attache donc à une musique electro expérimentant tout ce qu’ils peuvent (sample de jeux vidéo par exemple.). Une de leur grande motivation, s’expliquant peut être par le fait qu’ils écoutent en majorité du hip-hop indépendant et underground Américain, est de montrer à l’étranger qu’il existe une scène underground axée sur la créativité et l’expérimentation toujours à la recherche de la nouveauté. Cela explique alors les extraits et clins d’œil musicaux au rap Américain (Koolkeith, Compagny Flow,...) figurant dans la mixtape « l’Antre de la Folie » afin d’initier une partie du public Francophobe. On comprend donc bien leur intention d’y réunir des artistes proposant quelque chose de différent par rapport au reste du rap Français « qui tourne en rond depuis quelque temps », selon eux.

C’est donc de 1998, fin de la vague new school en France, à 2000 que T.T.C cherche à se construire une identité qui lui est propre en posant sur diverses mixtapes. Originaire du 75, le groupe commençait en effet à ne plus se retrouver dans ce qui se faisait en France. Ils prennent alors pour model et référence la scène indépendante New Yorkaise. Tout commence par la rencontre de Dj Vadim qui leur offre une petite place sur son dernier album. Ils réalisent alors un maxi, « Trop frais », sur le label indépendant [CrO2]Ozome qui séduira la sous structure a forte connotation Hip-Hop et apprécié des amateurs d’electro, Ninja Tune, label dirigé par Coldcut où se feront des collaborations entre artistes. Constatant qu’il est difficile de faire du rap à Paris, ils multiplient les contacts dans le monde (Suisse, Finlande, Japon,...) puis rencontrent Will Aston qui déjà appréciait leur 1er maxi autoproduit, « Over 99/Trop frais » et les signe enfin sur son label indépendant Big Dada, label s’accrochant à une 1 direction artistique très prononcée où les TTC, épaulés par Dj’s Fab ou Orgasmic, y trouvent une liberté artistique totale qu’ils considèrent primordiale. Sort alors le maxi « Léguman/Subway » en janvier 2001. Un album voit enfin le jour le 22 avril 2002 : "Ceci n’est pas un disque" (en référence, au célèbre tableau de René Magritte, tout comme le graphisme de la pochette réalisé par l’Anglais Kid Acne.) où 7 producteurs se relayeront dont en autre Mr Flash, DJ Fab, DJ Vadim, DJ Tacteel, Nikkfurie, ... On remarque aussi la présence des TTC aux Transmusicales de Renne le 2 décembre 2002 aux cotés de Anti-Pop Consortium, Paul Barman, Deltron 3030,...

Les TTC content bien se faire entendre et se faire remarquer. C’est dans cette optique qu’ils multiplient (ensemble ou seul) projets, collaborations, etc. En septembre 2001 sort la mixtape "L’Antre de la Folie", titre en référence avec un film de John Carpenter, sur le label Kerozen avec pour directeurs artistiques Jame Delleck et Tekilatex. Il s’agit d’une compilation d’une trentaine de morceaux décalés réunissant artistes français et étrangers (dont Squatt, Triptik, Cyanure d’Atk, Killa Kela, Koaste, Dj Vadim et Pijall, un Mc finlandais). Dans Radikal, ils expliquent avoir « voulu éclater tous les formats, [...], que ce soit au niveau des thèmes, des prods, des flows, ... 19 Novembre 2002, L’Armée des 12 fais son apparition dans les bacs avec leur album « cadavre exquis » réunissant La caution, TTC et Saphir. On y retrouve aussi James Delleck, Buck 65, Octobre rouge, Killa Kela et B-OB, un groupe Suédois dont le son est produit par Dj Vadim ... L’illustration est réalisée en outre par Hi-Tekk. Tido coproduit d’autre part un titre de Dyslexie, groupe du 11e arrondissement de Paris et produit des morceaux pour TTC sur différentes mixtapes. Tekilatex, lui, forme aussi Psychotron au côté de Hi-Tekk que l’on aperçoit en outre dans le titre « la barre de fer ».

Dans un autre domaine, ce dernier s’investit de plus comme acteur en participant au projet Kourtrajmé en avril 2003 (où l’on retrouve Vincent Cassel, Pete Rock, Mathieu Kassovits, Oxmo Puccino, Lord Finess et François Levantal) et où Tido fait une brève apparition. Le film fut réalisé par Romain Gourras et Kil Chapiron, ce dernier ayant réalisé le clip loufoque et "abstrait" de « danser ». Juin 2003, Tekilatex apparaît aussi dans L’Atelier aux cotés de Fuzati, James Delleck et Cyanure dans un album intitulé « Buffet des anciens élèves ». Dernièrement (29/06/2004), les TTC ont collaboré avec Svinkels et Triptik dans un album des plus délires « Qhuit », où le titre de l’album nous informe bien du thème principal abordé à l’intérieur. Récemment, un vinyl de 3 titres produits et instrumentalisés par Para One sort comme véritable réussite où les fans de TTC ne seront pas déçus. On y retrouve l’esprit déjanté du groupe à travers les titres « Dans le club », « Game Over 2099 » et « Codéine », titre conceptuel puisqu’il peut être écouté sous 2 versions différentes, en 33’’ ou 45’’.

On attend donc maintenant avec beaucoup d’impatience le prochain album des TTC.

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Sortie en : 2006
13 titres
Ceci n'est pas un disque

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Sortie en : 2002
12 titres