RAGE AGAINST THE MACHINE

Rage Against The Machine

Alternative
Formation en : 1990
Maison de Disque : BMG

Biographie de rage against the machine

Histoire [modifier]

La naissance [modifier]
Les origines de RATM remontent à l’époque où Zack de la Rocha et Tim Commerford allaient à l’école. Il se rencontrent et deviennent amis quand le premier apprend à l’autre comment voler de la nourriture à la cantine. Zack de la Rocha cultive alors un profond intérêt pour la musique, qu’il finit par transmettre à son ami Tim, qui commence par jouer de la basse. Par ailleurs, Zack de la Rocha entretient des relations avec le milieu rock de Huntington Beach, en Californie, et il commence à jouer de la guitare avec un groupe appelé « Hardstance », puis il rejoint Inside Out.


La Californie, l’État américain où le groupe fit ses débuts.Pendant ce temps, Tom Morello joue de la guitare à Libertyville, dans l’Illinois, dans divers groupes de garage rock comme Electric Sheep, avec le guitariste de Tool, Adam Jones. Tom Morello finit par se rendre à Los Angeles, persuadé que c’est l’endroit idéal pour former un véritable groupe de rock. Dans un club de rap, il assiste à une prestation de Zack de la Rocha. Dès qu’il parvient à saisir le sens des paroles, Tom Morello adhère immédiatement aux idées qu’elles portent. Ensuite, Tom Morello rencontre Brad Wilk, qui a répondu à une annonce disant qu’un groupe cherchait un batteur. Zack de la Rocha appelle son vieil ami Tim Commerford : les choses sérieuses peuvent alors commencer.


1991-1992 : Les débuts [modifier]
La première représentation du groupe se fait dans un garage, chez un des amis de Tim Commerford, à Huntington Beach. Les quatre musiciens jouent seulement cinq chansons, qu’ils ont écrites, mais leurs amis les apprécient tellement qu'ils doivent les rejouer plusieurs fois. Ils décident alors de se lancer dans la cour des grands, avec une bande de douze chansons enregistrées dans un studio local. Ils commencent à jouer dans des clubs aux alentours de Los Angeles et parviennent à vendre cinq cents copies de leur bande. Ils se font peu à peu leur place dans le milieu musical local et réalisent même la première partie de Porno for Pyros pour leur premier grand concert. Ils jouent également sur la scène secondaire du Lollapalooza II, à Los Angeles, en tant que « jeunes talents ». Ils finissent par signer un contrat avec Epic Records (une filiale de Sony BMG) et ils continuent de tourner pendant que leur premier disque, Rage Against the Machine, est alors réalisé.

Zack de La Rocha utilise déjà le nom de Rage Against the Machine (en français, Rage envers le Système) avant la formation du groupe[4]. En effet, De La Rocha faisait partie d’un groupe de hardcore, Inside Out, dont l’une des chansons est appelée ainsi. Il était prévu de donner ce nom au deuxième album. Cependant, le groupe se sépare avant. Lorsque Zack de La Rocha et Tom Morello forment leur groupe, le nom Rage Against the Machine leur parut le plus adapté au style de musique et aux idées qu’ils souhaitent diffuser. Selon Tom Morello, « The Machine » dont il est question représente des idées comme la mondialisation, le néolibéralisme, le racisme, l’élitisme et l’indifférence, entre autres.


1992-1994 : La consécration [modifier]
Le groupe débute alors sa première tournée, avec Suicidal Tendencies, jusqu’à la parution du disque chez Epic en octobre 1992. Celui-ci a beaucoup de succès dans les charts américains : il reste dans le Top 200 du magazine Billboard pendant 89 semaines. En Europe, c'est le titre « Killing in the Name » qui révèle le groupe au grand public. Le succès est phénoménal pour un genre plutôt méconnu sur le vieux continent.

Ils donnent ensuite plusieurs concerts de soutien à Mumia Abu-Jamal[5], Leonard Peltier, la ligue anti-nazi et participent au Rock for Choice. En 1993, ils sont de retour à Lollapalooza (sur la première scène cette fois). À Philadelphie, leur renommée prend de l’ampleur quand ils protestent contre la censure, en particulier contre Parents Music Resource Center (PMRC), en restant sur la scène complètement nus pendant 14 minutes. Le lendemain, ils donnent un concert gratuit dans Los Angeles[6].


Pancarte sur la route 307 (au Chiapas), règlement du EZLN (cette pancarte détruite par les intempéries n'existe plus en nov. 07) ; de la Rocha a séjourné dans cette région au moment de la crise du groupe.En décembre 1993, le groupe lance le clip de Freedom sur les chaînes de télévision en soutien à Leonard Peltier. La vidéo mélange à la fois des extraits de concerts du groupe et du documentaire de 1992, Incident at Oglada, avec des passages du livre de Peter Matthiessen, In the Spirit of Crazy Horse. Le clip devient numéro 1 aux États-Unis.

Ils poursuivent leur tournée en 1993 et 1994, tout en continuant de diffuser leurs idées, se faisant ainsi autant d’adeptes que d’ennemis. En janvier 1994, Zack s’intéresse de près à un groupe indigène zapatiste du sud est du Mexique, l’Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) ; à ce moment-là, Zack de la Rocha s’identifie à un groupe qui combat, selon lui, le néolibéralisme et le capitalisme implantés au Mexique par les États-Unis[7].


1995-1996 : La crise [modifier]
En 1995, le groupe est à Atlanta pour enregistrer un nouvel album, mais les choses deviennent plus compliquées que prévu. Les quatre artistes communiquent peu entre eux, et le rythme effréné des concerts les a fatigués. En fait, il s’avère que l’ambiance au sein du groupe est loin d’être aussi bonne qu’il n’y paraît[8]. Ils s’accordent alors une pause ; Zack en profite pour aller quelques semaines au Chiapas (Mexique), pendant que les autres vaquent à d’autres occupations dans leurs foyers respectifs.

Finalement, ils reprennent l’aventure. Ils louent une chambre en face de leur appartement à Los Angeles, et ils finissent par réaliser leur second album, Evil Empire (en français, « L’Empire du Mal »). Le titre de cet album fait allusion à une expression employée par le président Ronald Reagan pour qualifier le bloc de l'Est. Début 1996, Rage joue au festival australien Big Day Out, où est tournée la vidéo de Bulls On Parade.


1996-1997 : Le renouveau [modifier]
Milieu 1996, grâce à l'appui d'un de leurs grand ami d'enfance Yves Beaufaron, le groupe fait une apparition dans l’émission télévisée Saturday Night Live[9] de la chaîne NBC, et provoque un incident qui lui vaut d’être censuré de la chaîne à vie (voir la partie « polémique » pour plus d'informations sur l'incident). Le lendemain, la vidéo de Bulls on Parade passe sur MTV, et Evil Empire sort dans les jours suivants. Rage joue gratuitement à l’Université de Californie, pendant qu’Evil Empire se place en tête du Billboard 200, délogeant ainsi Jagged Little Pill d’Alanis Morissette.

Pendant l’été 1997, Rage Against the Machine et le Wu-Tang Clan font une tournée commune : c’est l’évènement musical de l’été aux États-Unis. Ils se produisent dans des endroits comme le Warped Tour, H.O.R.D.E, et le Lilith Fair Tour. RATM sort le 25 novembre une VHS sobrement intitulé Rage Against the Machine, qui contient plusieurs prestations live de leur tournée, ainsi que cinq de leurs vidéos censurées. The Ghost of Tom Joad, une chanson de Bruce Springsteen reprise par le groupe en live, figure également sur cette VHS. Le groupe s’octroie alors une deuxième pause fin 1997.


2000 : La dissolution [modifier]
Pendant la conception de The Battle of Los Angeles, le troisième album studio du groupe, Zack de la Rocha annonce, fin 2000, qu’il va se séparer du groupe pour commencer une carrière solo[10]. Selon lui, le groupe est à court d’idées neuves depuis leur album Evil Empire. Des proches des membres du groupe estiment également que les débats incessants rendent la cohabitation impossible au sein du groupe[8]. Suite au départ de Zack, RATM sort cette même année un CD de reprises intitulé Renegades. C’est l’avant-dernier album du groupe avant sa dissolution définitive.

Pour ses adieux au public, RATM donne deux derniers concerts à Los Angeles, appelés « Live at the Grand Olympic Auditorium », qui entraînent également la réalisation d’un DVD et d’un album.

Le reste du groupe monte alors le groupe Audioslave, Chris Cornell ex-chanteur du projet Soundgarden.

Quant à Zack de la Rocha, il prépare la sortie d’un album solo produit par DJ Shadow[11].

En 2000, le groupe livre un concert à Los Angeles avec un morceau en compagnie de Cypress Hill : "How I Could Just Kill A Man", morceau de Cypress Hill que le groupe avait repris sur l'album Renegades.


2007 : La reformation [modifier]

Tom Morello et Zack De La Rocha à Coachella, 2007.En janvier 2007, le groupe annonce sa reformation. Les motifs sont encore flous. En effet la principale raison serait la dissolution d'Audioslave, annoncé par Chris Cornell pour divers conflits au sein du groupe[12]. Cependant, des rumeurs rapportent que le groupe serait en train de préparer un coup spectaculaire pour l'élection présidentielle des États-Unis d'Amérique de 2008. Un premier album solo de Tom Morello sous le pseudo de The Nightwatchman est paru : One Man Revolution est disponible depuis le 24 avril 2007.

Le groupe s'est reformé pour le festival californien de Coachella. Le samedi 28 avril 2007, Tom Morello a donné un concert de The Nightwatchman. Le lendemain, dimanche 29 avril, le groupe a donné un concert, moment fort du festival, le groupe ayant réalisé une liste de chansons comprenant au moins un titre de chacun de leurs albums après une très brève introduction de Zack de la Rocha : "We're Rage Against the Machine, from Los Angeles".

Le discours anti-Bush de Zack de la Rocha tant attendu a été prononcé durant la chanson "Wake Up" :

..."A good friend of ours said that if the same laws were applied to U.S. Presidents as were applied to the Nazi's after World War II, then every single one of 'em, every last rich white one of 'em from Truman on, would have been hung to death, and shot. And this current administration is no exception. They should be hung, and tried, and shot. As any war criminal should be. But the challenges that we face, they go way beyond administrations. Way beyond elections. Way beyond every four years of pulling levers. Way beyond that, because this whole rotten system has become so vicious and cruel, that in order to sustain itself, it needs to destroy entire countries, and profit from their reconstruction, in order to survive, and that's not a system that changes every four years, it's a system that we have to break down generation after generation after generation after generation after generation. WAKE UP!"...

De plus ils ont aussi joué au cours de l'été 2007 quatre concerts aux côtés du Wu-Tang Clan et un concert avec Queens Of The Stone Age. Les concerts avec le Wu-Tang Clan ont eu lieu le 28 et 29 juillet à New-York, le 11 août à San Bernardino (Sud de la Californie) et 18 août à San Francisco, dans le cadre de la plateforme hip-hop "Rock the Bells". Le concert avec Queens Of The Stone Age a eu lieu le 24 août à East Troy (État du Wisconsin). Ils ont aussi joué fin octobre au Voodoo Music Experience Festival et au Vegoose Festival. Fin janvier 2008, début février, ils ont joué en Australie et en Nouvelle-Zélande dans le cadre du festival Big Day Out à Auckland, Gold Coast, Sydney, Melbourne, Adelaide et Perth. En février 2008, ils ont joué au Japon : le 7 à Osaka, le 9 et le 10 à Tokyo. Le 30 mai au festival Electric WeekEnd à Getafe en Espagne. Le 1er juin 2008, au Pinkpop aux Pays-Bas, le 2 juin à Anvers en Belgique.

Le 4 juin, ils remplissent de nouveau Bercy à Paris, plus de 8 ans après leur dernier passage dans la capitale française, les places avaient été vendues en moins de 15 minutes; la première partie initialement annoncée était Cypress Hill, mais ce fut Saul Williams qui assura celle-ci. Sans rien ajouter à leur répertoire, ils enchainent les titres avec une énergie quasi intacte. Le 6 juin 2008, ils ont joué au Rock am Ring et le 8 juin au Rock im Park (Tom Morello jouait avec le logo de la CNT[13] et une guitare rouge et noir), ces deux derniers se déroulant en Allemagne. Le 10 juillet, ils étaient au festival Optimus Alive! à Lisbonne au Portugal. Ils se sont produis le 20 aout au festival Rock en Seine, près de Paris, pour leur deuxième concert en France depuis leur reformation. Leur tournée européenne se finit aux festival de Reading (22 août) et Leeds (23 août) en Angleterre.


Style artistique [modifier]

Brad Wilk jouant pour Audioslave au Montreux Jazz Festival, 2005.Musicalement, Rage Against the Machine mélange le heavy metal, à travers les riffs de guitare de Tom Morello, avec le phrasé rap de Zack de La Rocha. On ressent aussi l’influence du funk et du jazz sur la basse de Tim Commerford, qui a d'ailleurs joué dans un groupe de jazz dans les années 1980. Enfin, la batterie de Brad Wilk est chargée de rythmes funk.

Les Rage Against the Machine sont les précurseurs, avec les rappeurs Cypress Hill et Ice-T avec son groupe Body Count, d’un style mélangeant rap et metal apparu au début des années 1990. C’est un peu la version hip-hop et violente du « rock fusion » inspiré par Fishbone et les Red Hot Chili Peppers. En mixant rudement un rap incisif aux textes très politiques, inspiré directement de la virulence et du pouvoir de contestation de Public Enemy, avec les riffs d’un metal tétanisé (hérité des grands maîtres du genre : Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin) et les rythmiques d’un funk puissant et combatif (Funkadelic), le rock incandescent des RATM devient un modèle du genre.

Selon Michael Woodswort, journaliste au Sun, « Rage Against the Machine explose dans l'industrie du disque comme une version musicale de The Anarchist Cookbook, l'ouvrage anarchiste de William Powell. Avec son mélange original de metal, de rap, et de politique d'extrême-gauche, le groupe réalise un premier album si puissant qu'il secoue les adolescents apathiques et leur fait prendre conscience des injustices du capitalisme. » En parlant de l’album Rage Against the Machine, fondateur et parfait exemple du style musical du groupe, il rajoute : « Virtuose défricheur, le guitariste Tommy Morello ajoute des interludes de scratching à ses solos époustouflants et à ses riffs inspirés de Black Sabbath. Dans Know Your Enemy, il est à l'honneur sur quatre passages successifs, tour à tour funky et frénétiques, jouant quelques mesures de speed metal avant de se jeter dans une sorte de bouillonnement hystérique. Pendant ce temps, Zack de La Rocha lance des rimes menaçantes avec une énergie implacable, rappe l'autopropagande urbaine de Bombtrack, récite la leçon d'histoire de Wake up, ode à Martin Luther King, Malcolm X et Cassius Clay, ou chevauche le groove radical de Township Rebellion qui est le récit de la lutte anti-impérialiste de Los Angeles à l'Afrique du Sud. De La Rocha est un maître de la colère brute, qu'il libère à mesure que les constructions sonores du groupe gagnent en intensité. Bullet in the Head, manifeste contre le monopole de la presse, culmine sur un mur de batterie signé Brad Wilk et une rafale dévastatrice de Morello, alors que de La Rocha aboie le refrain brutal jusqu'à extinction de voix. »[14]

Aujourd’hui encore, la musique de RATM est très influente dans le milieu musical, et beaucoup d'artistes s'en inspirent.


Les thèmes abordés à travers les albums [modifier]

Zack De La Rocha à Coachella, 2007.
Les pochettes des albums [modifier]
Pour les premiers albums de RATM, le message n’est pas présent seulement dans les paroles. Avant même d’entendre les textes ou la musique, on est d’abord frappé par la pochette de l’album.


Rage Against the Machine (1992) [modifier]
La pochette est basée sur une photo d’un moine bouddhiste, Thích Quảng Đức, s’immolant par le feu pour protester contre les exactions du régime dictatorial sud-vietnamien de Ngô Đình Diệm, soutenu par les États-Unis. Cette image violente donne une idée du contenu de l’album.


Evil Empire (1996) [modifier]
De nouveau, la pochette transmet à l’avance le message du groupe. Elle représente un jeune homme, dans le style des images de propagande de l’ex-URSS, déguisé en super-héros, rappelant ainsi Superman ou d’autres héros de comics américains. Juste en dessous, le titre Evil Empire, qui est en fait le nom que donnait Ronald Reagan à l’URSS, suggère que les États-Unis ne sont peut-être pas si éloignés de cet « Empire du Mal ».

Zack de La Rocha lui-même déclare : « Vers la fin de la guerre froide, le gouvernement de Reagan a constamment essayé de nourrir la crainte dans l'opinion publique américaine, en qualifiant l'Union Soviétique d'Empire du Mal. D'une certaine façon, il se jetait lui-même la pierre car les États-Unis ont commis pas mal d'atrocités au XXe siècle. »


The Battle of Los Angeles (1999) [modifier]
Il s’agit d’un graffiti sur un mur, représentant le contour d’un homme avec le poing levé, symbole de la lutte et de l’engagement. Le titre, The Battle of Los Angeles, suggère lui aussi cette idée de lutte, et il est d’ailleurs repris pour la tournée qui suit, puisque chaque représentation du groupe y est intitulée « The Battle of nom de la ville ».

The Battle of Los Angeles a été très influencé par le roman 1984 de George Orwell. Testify, Sleep Now in the Fire et Voice of the Voiceless, entre autres, incluent des citations directes du roman, et mentionnent des termes Orwellien clefs dans les paroles. Le titre de cet album serait un clin d'œil aux sanglantes émeutes de Los Angeles qui ont éclaté en 1992.


Les textes [modifier]
Tous les textes de Rage Against the Machine sont très engagés politiquement, et tournent autour de thèmes comme les abus du capitalisme ou les mensonges des médias. La liste qui suit n’est pas exhaustive mais donne un aperçu de cet engagement.


La critique du système capitaliste [modifier]

Drapeau de l'EZLN, que le groupe arbore régulièrement pendant ses concerts.C’est sans doute le thème qui revient le plus souvent dans les chansons du groupe. On en retrouve de nombreuses occurrences au fil des albums :

Bombtrack (Rage Against the Machine) rappelle comment les classes supérieures profitent des classes inférieures : « Landlords and power whores on my people they took turns. » (« Les propriétaires et les putes du pouvoir, chacun leur tour contre mon peuple. »)
Voice of the voiceless (The Battle of Los Angeles) prend la défense de Mumia Abu-Jamal (surnommé « The voice of the voiceless » (la voix de ceux qui n’en ont pas) par les médias parce qu’il défendait ceux à qui on ne donnait pas les moyens de se faire entendre). Rage dénonce ici la mainmise du pouvoir sur les médias : « You see the powerful got nervous, ‘cause he refused to be their servant. » (« Vous voyez, les dirigeants sont devenus nerveux parce qu’il a refusé d’être leur domestique. »)
Dans Testify (The Battle of Los Angeles), il est par exemple question de la course au pétrole qui entraîne de nombreuses guerres : « The pipeline is gushing, while here we lie in tombs » (« Les oléoducs débordent, pendant qu’ici on s’allonge dans des tombes ») ou encore « Mass graves for the pump and the price is set » (« Des tombes en masse pour la pompe et le prix est fixé »).
Dans Know your Enemy (Rage Against the Machine), RATM nous montre sa vision du rêve américain, bien différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans les médias : « Compromise, conformity, assimilation, submission, ignorance, hypocrisy, brutality, the elite. All of which are American Dreams. » (« Compromission, conformisme, assimilation, soumission, ignorance, hypocrisie, brutalité, l’élite. Tous sont des rêves américains. »)

La critique des médias [modifier]
On retrouve aussi régulièrement une dénonciation des médias qui montrent une réalité modifiée :

Ainsi, dans Take the Power Back (Rage Against the Machine), on peut entendre : « One-sided stories for years and years and years. » (« Un seul point de vue depuis des années et des années et des années. »)
Dans Bombtrack (Rage Against the Machine), le texte est encore plus explicite : « See through the news and views that twist reality. » (« Vois au-delà des infos et des points de vue qui déforment la réalité. »)
Testify (The Battle of Los Angeles) évoque la vision de la guerre du Golfe à travers les médias : « Mister Anchor assure me that Baghdad is burning. Your voice it is so soothing, that cunning mantra of killing. I need you my witness to dress this up so bloodless. » (« Monsieur le présentateur, assure-moi que Bagdad brûle. Ta voix, tellement apaisante, cet adroit mantra du massacre. J’ai besoin de toi, mon témoin, pour rendre ça moins sanglant. »)

Autres [modifier]
Certains textes condamnent également la prépondérance de la religion dans la politique : Take the Power Back (Reprends le pouvoir) (Rage Against the Machine) dénonce l’emprise de la religion sur les Américains : « They want us to allege and pledge and bow down to their God. » (« Ils veulent que nous fassions allégeance et que nous nous engagions et que nous nous prosternions devant leur Dieu. »)

Dans ses textes, RATM suggère souvent des actions à mener pour illustrer ses propos : aussi, dans Bombtrack (Rage Against the Machine), de La Rocha nous dit « I warm my hands upon the flames of the flag… » (« Je me réchauffe les mains sur les flammes du drapeau… ») ; le groupe passe d’ailleurs à l’acte à Woodstock (Édition 1999), pendant la chanson Killing in the Name, où ils ont brûlé le drapeau américain sur scène.


Les clips [modifier]
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Bombtrack : Clip sur le Sentier lumineux.
Killing in the Name
Bullet in The Head
Freedom
People of the Sun
Guerilla Radio
Sleep Now in the Fire : Le groupe jouant le mercredi 26 janvier 2000 devant la Bourse de Wall Street. Ils la font fermer. Clip réalisé par Michael Moore.
Testify
Renegades of Funk
No Shelter
How I Could Just Kill A Man
Bulls On Parade
Pistol Grip Pump

Impact socio-culturel [modifier]

Idéologie [modifier]

Michael Moore, qui a réalisé quelques vidéo-clips du groupe.Avant tout, Rage Against the Machine utilisait sa musique comme mouvement social, et devint ainsi le groupe engagé le plus célèbre des États-Unis. Un aspect important du groupe est son engagement politique de gauche, qui l'a amené à manifester à plusieurs occasions contre la politique — intérieure et extérieure — des États-Unis. Au fil de son existence, RATM participa à plusieurs protestations en accord avec ses convictions.

Ainsi, le groupe donna un concert mouvementé en marge de la convention nationale démocrate de 2000 à Los Angeles lors de la campagne présidentielle américaine, où ils ont violemment critiqué le système politique américain, celui de « l’establishment » et ont appelé les spectateurs présents à ne pas se rendre aux urnes[15].

De même, ils jouèrent aux alentours de Wall Street le 26 janvier de la même année. À cause de la foule qui s’était réunie pour assister à ce concert (qui fut filmé et inclus dans le clip Sleep Now in the Fire, réalisé par Michael Moore[16]), la bourse de New York dut fermer ses portes en plein milieu de la journée, événement qui n'était pas arrivé depuis le Krach de 1929. Parmi les spectateurs, on trouvait beaucoup d’employés de Wall Street, qui semblaient apprécier le spectacle. Beaucoup de ces images furent utilisées plus tard avec beaucoup d’ironie dans la vidéo de Moore.

Peu après les évènements du 11 septembre 2001, le groupe accusait les États-Unis d’être responsables de violences similaires aux attentats du World Trade Center à travers le monde. Cela entraîna la surveillance par la CIA de leur site officiel et surtout de leur forum de discussion, où des messages virulents à l’égard du gouvernement américain étaient publiés[17].


Tom Morello en 2005.Tom Morello, dans une interview donnée à la revue Guitar World, a dit : « Les États-Unis s'autoproclament le pays de la liberté, mais la première liberté que nous ayons, toi et moi, c'est celle d'être exploité au travail. Une fois que tu auras utilisé cette liberté, alors tu auras perdu le contrôle sur ce que tu fais, ce qui est produit et comment c'est produit, et, au final, le produit ne t'appartiendra plus. La seule façon d'éviter les chefs est de ne pas faire attention à soi-même, ce qui nous amène à la seconde liberté, celle de mourir de faim. »[18]

Parallèlement, il répondait aux détracteurs qui soulignaient le paradoxe entre les orientations gauchistes du groupe et leur signature chez Epic Records, filiale de Sony : « Quand tu vis dans une société capitaliste, la diffusion de l'information dépend de l'argent investi. Est-ce que Noam Chomsky s'oppose à la vente de ses œuvres chez Barnes & Noble ? Non, parce que c'est là que la plupart des gens achètent leurs livres. Nous ne souhaitons pas partager notre musique seulement avec ceux qui la connaissent déjà. C'est génial de jouer dans un endroit abandonné, squatté par des anarchistes, mais c'est aussi génial d'être capable de toucher les gens avec un message révolutionnaire, de Granada Hills jusqu'à Stuttgart. »

En plus de ses différents et nombreux engagements sociaux, le groupe s’est également engagé pour la liberté d’expression, contre la censure. Ainsi, en réponse au discours du président Bill Clinton : « On ne peut pas prétendre qu'il n'y a aucun impact sur notre culture et nos enfants s'il y a trop de violence qui leur arrive par ce qu'ils voient et de ce qu'ils font. Nous devons demander aux personnes qui produisent des films violents, des CD, des jeux vidéo, de bien prendre en considération les conséquences qui en découlent. Et s'ils sortent malgré tout, ils devraient au minimum ne pas être vendus aux enfants » qui fit suite à la fusillade de Littleton, allusion aux goûts musicaux des fanatiques qui ont ouvert le feu dans la High School, Tom Morello, prenant la tête des artistes critiques du discours, répondit : « Le rock n'est pas responsable des crimes violents aux États-Unis. C'est très hypocrite de la part des politiques de Washington de montrer le rock du doigt et de le faire passer pour le pourvoyeur de violence de la société, alors qu'ils sont pleinement occupés à lâcher des bombes en ex-Yougoslavie. Qui est le meilleur modèle de violence pour les adolescents ? Le Président Clinton qui tous les jours sacrifie en Yougoslavie un bus rempli d'enfants et de personnes âgées, ou quelqu'un comme Marilyn Manson, qui ne fait que s'habiller comme si c'était tous les jours Halloween et chanter avec une voix d'épouvante ? »[19]


Manifestations [modifier]
La principale singularité du groupe était son habitude de lancer des polémiques sur des sujets d’actualité lors de ses concerts. Son idéologie politique radicale lui amena un bon nombre de détracteurs, mais aussi beaucoup de sympathisants qui s’identifiaient tout particulièrement au message porté par la musique du groupe.


Soutien à Mumia Abu-Jamal [modifier]
Avec l’intensification du mouvement « anti-Mumia » du Département de police de Philadelphie et de Maureen Faulkner (veuve du fonctionnaire assassiné Daniel Faulkner), les diverses organisations en faveur de la libération de Mumia Abu-Jamal organisèrent un concert pour capter l’attention de la « presse politique », avec la participation des Beastie Boys, de Bad Religion ou encore Gang Starr. Le concert fut signalé dans tous les médias, et sévèrement critiqué par l’élite du pays. En guise d’introduction au concert, Zack de La Rocha déclara : « On dirait bien que le fait de devoir travailler pour conserver les droits dont nous devrions tous pouvoir profiter légalement ne plaît pas à tout le monde ![20] ».


Contre la PMRC à Lollapalooza en 1993 [modifier]
Pendant le festival Lollapalooza de 1993 à Philadelphie, la renommée du groupe grandit lorsque ses membres protestèrent contre la censure et contre le comité Parents Music Resource Center (PMRC) en restant nus sur la scène pendant quatorze minutes complètes, avec en fond sonore la guitare et la basse. Avec un ruban de scotch sur la bouche, ils dévoilèrent leur poitrine où étaient inscrites les lettres P M R C [6]. Ce jour-là, le groupe n’a donc pas joué, mais il est revenu deux jours plus tard pour donner un concert gratuit.

Le PMRC était un comité créé dans le but de réguler les paroles de chansons explicites sur la consommation de drogue, le sexe et la glorification de la violence (c’était seulement sur ce dernier thème que réagissait RATM). RATM considérait cela comme de la censure, et c’est ce qui motiva sa réaction.


Contre Guess? [modifier]
Le 13 décembre 1997, Tom Morello fut arrêté, ainsi que 31 personnes[21] pour avoir bloqué l’accès à certains magasins, en signe de protestation contre la marque de jeans Guess?. Pendant cette manifestation, l’entrée de la galerie Santa Monica Place avait également été bloquée.

À cette époque, le Département du travail des États-Unis (Department of Labor) enquêtait sur les méthodes de Guess?, suite aux plaintes régulières des employés, qui se disaient, entre autres, exploités par l’entreprise textile.


Polémiques [modifier]

Image datant de 2005, dans la ville autrichienne de Linz. Il s’agit d’un pochoir représentant le visage de G.W. Bush avec comme légende : Killing in the name of, comme le titre d’une chanson de RATM.La controverse sur les concerts de Rage est systématique : il y a les communautés amish qui étaient persuadées que RATM s’apparentait à un culte diabolique et que les idées que le groupe véhiculait étaient menaçantes ; il y a également les policiers, à qui les membres du groupe avaient souvent affaire à cause de leur conduite ; et enfin la presse, qui s’étonnait de certains agissements du groupe. Par exemple, plusieurs milliers d’Américains furent choqués quand Tim mit le feu au drapeau américain à Woodstock, pendant la chanson Killing in the name.

Rage avait prévu de jouer dans la salle The George en honneur à George Washington, le 13 décembre 1997. Mais le shériff, William Weister, s’y opposa en essayant de stopper la représentation. Il avait lu des documents qui présentaient le groupe comme étant « militaire, radical, anti-démocratique, violent et qu'il promouvait l'absence de loi et l'anarchie ». La tentative d’annulation du concert n’aboutit pas, et le concert se termina sous une forte protection policière. Ce soir-là, Rage entama le concert avec sa version de Fuck Tha Police (« Nique la police »).

Ce ne fut pas la seule polémique lors d’un concert de Rage. Des évènements similaires étaient très communs dans d’autres villes à dominante conservatrice. Cependant, Zack en faisait abstraction et continuait de profiter du temps entre deux chansons pour exprimer son opinion sur des thèmes politiques et sociaux.


L’incident pendant les MTV Video Music Awards de 2000 [modifier]
Pendant la remise des prix des MTV Video Music Awards de 2000, RATM concourait pour le prix du meilleur clip de rock (« Best Rock Video »). C’est finalement Limp Bizkit qui reçut la récompense ; mais alors que Fred Durst prononçait son discours de remerciements, Tim Commerford escalada un échafaudage au-dessus de la scène et commença à se balancer d’avant en arrière[22]. Fred Durst réagit en déclarant que Limp Bizkit était sans doute « le groupe le plus haï du monde », et la retransmission TV laissa la place aux spots publicitaires. Tim déclara ensuite qu’il ne s’agissait que d’une blague : il était tout de même parvenu à empêcher Limp Bizkit de jouer son titre en live à la télévision. Il finit la nuit au poste avec ses gardes du corps[23].


L’incident au Saturday Night Live [modifier]
Le 10 avril 1996, Rage devait jouer deux chansons lors de l’émission de la NBC Saturday Night Live. L’invité de la soirée était le richissime ex-candidat républicain à la présidentielle Steve Forbes. D’après le guitariste, Tom Morello, Rage cherchait un moyen de marquer son opposition au multimillionnaire, qui semblait se consacrer à raconter des blagues et à défendre l’impôt à taux unique (à l'opposé de l'impôt progressif dont le taux augmente avec le revenu), tout en faisant sa profession de foi dans laquelle il rappelait les profondes disparités sociales et ethniques aux États-Unis. Pour illustrer cette déclaration, RATM essaya d’abord, pendant une répétition, d’accrocher deux drapeaux des États-Unis à l’envers sur les amplificateurs (comme à son habitude pendant les concerts). Mais les producteurs de Saturday Night Live et d’autres dirigeants de NBC leur ordonnèrent de les retirer, avançant que les patriotes protesteraient, et qu’ils souhaitaient que tout se passe sans anicroche en la présence de Forbes. Saturday Night Live informa également le groupe qu’ils allaient censurer quelques passages de Bullet in the Head (qui devait être le second morceau du groupe) à l’antenne, mais également dans le studio, où se trouveraient de la famille et des amis de Forbes.

Le soir de l’émission, après la première chanson et après que les banderoles amenées par des fans du groupe eurent été retirées, quelques officiels de Saturday Night Live et NBC encerclèrent les membres du groupe et leur ordonnèrent de quitter les lieux. Entendant cela, Tim (le bassiste) fit irruption dans la loge de Forbes et fracassa quelques lampes au sol avant d’être maîtrisé par la sécurité.


Les "morceaux inappropriés" [modifier]
Suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, une rumeur se répandit selon laquelle la totalité des chansons du groupe furent intégrées à une liste de morceaux considérés comme inappropriés par Clear Channel (liste rendue publique par l’entreprise) et qu’elle avait recommandé à ses stations d’éviter de diffuser pour éviter de choquer les familles des victimes dans les semaines suivant les attentats[24].


Connexions culturelles [modifier]
Les analyses politiques du linguiste et dissident Noam Chomsky ont énormément inspiré le groupe, en particulier celles touchant la politique du gouvernement américain. Zack de La Rocha a interviewé Chomsky en 2000[25].

Brice Tollemer considère que « la mise en relation et la connexion avec des personnalités comme Michael Moore ou bien encore Noam Chomsky apportent indubitablement un gage de respectabilité et de crédibilité quant à la ligne de conduite de la formation musicale »[26].

Deux albums hommages sont sortis après la dissolution du groupe : Freedom: A Tribute to Rage Against the Machine (une version espagnole existe aussi) en 2001 et A Tribute to Rage Against the Machine réalisé par divers musiciens en 2003.


Collaborations [modifier]

Tim Commerford jouant pour Audioslave au Montreux Jazz Festival, 2005.Le 20 janvier 1997, Zach de la Rocha et Tom Morello donnent un concert nommé « Radio Free L.A. », avec Flea des Red Hot Chili Peppers à la basse et Stephen Perkins de Jane's Addiction à la batterie. Pendant ce concert, neuf chansons de Evil Empire sont jouées avec une musique complètement différente, seul le texte reste inchangé ou presque.
En 1998, Tom Morello (le guitariste) collabore avec des musiciens comme Primus, il participa à l'album Antipop, Liam Howlett de The Prodigy, Henry Rollins, Bone Thugs-N-Harmony, Cypress Hill ou The Indigo Girls, pendant que le reste du groupe travaille avec des artistes comme Snoop Dogg, et que Zack chante avec KRS-One et Last Emperor pour une compilation hip-hop intitulée Lyricist’s Lounge.
Le groupe contribue à quelques bandes originales de films, avec No Shelter dans Godzilla[27], Darkness (une ancienne démo) dans The Crow[28], ainsi que Year of the Boomerang (chanson qui sera incluse plus tard dans Evil Empire), dans le film Higher Learning.
En 1999, le groupe joue lors de plusieurs festivals importants, comme ceux de Woodstock, The Fuji Festival (au Japon), ainsi que le Tibetan Freedom Concert. Rage organise également un concert au profit de Mumia Abu-Jamal, avec les Beastie Boys. Ce concert fait beaucoup de bruit dans les médias[29].
La même année, RATM participe à la bande originale du film Matrix en posant le titre Wake Up au générique de l’œuvre des frères Wachowski. Cette participation fait connaître le groupe auprès des fans de la culture cyberpunk que touche le film. Les producteurs n’hésiteront pas à utiliser d’autres titres de Rage Against the Machine dans les deux suites du film.

Discographie [modifier]
Clips [modifier]
Bombtrack, 1992

Killing in the Name, 1993

Bullet in the Head, 1993

Freedom, 1994

Bulls on Parade, 1995

People of the Sun, 1996

No Shelter, 1998

Sleep Now in the Fire, 1999[30]

Guerrilla Radio, 1999

Testify, 2000[30]

Renegades of Funk, 2002

How I Could Just Kill a Man, 2002


Albums [modifier]

Albums studio [modifier]
Rage Against the Machine, 1992, meilleur classement au US Billboard Peak : 45e, 3 fois « disque de platine » pour les ventes aux États-Unis[31].
C’est le premier album du groupe, précurseur d’un style qui explosera à la fin des années 90 sous l’impulsion de groupes comme Limp Bizkit ou Linkin Park, bien qu’ils soient plus orientés pop.
L’album occupa la première place du Top 200 du Billboard magazine, et reste 45e dans le top 200 du magazine.
Evil Empire, 1996, meilleur classement au US Billboard Peak : 1er, 3 fois « disque de platine » pour les ventes aux États-Unis[31].
C’est le deuxième album du groupe, en français : L’Empire du Mal. Il prit dès le départ la première place du Top 200 du magazine Billboard.
The Battle of Los Angeles, 1999, meilleur classement au US Billboard Peak : 1er, 2 fois « disque de platine » pour les ventes aux États-Unis[31].
En français, La Bataille de Los Angeles ; il s’agit du troisième album studio du groupe. Comme le précédent, il rentra immédiatement en première place du Top 200 du magazine Billboard. Ce fut l’album le plus populaire du groupe et celui qui suscita le plus d’intérêt au niveau international.
Renegades, 2000, meilleur classement au US Billboard Peak : 14e, « disque de platine » pour les ventes aux États-Unis[31].
Ce disque contient exclusivement des reprises d’autres groupes comme Minor Threat, MC5, The Rolling Stones, Cypress Hill ou Devo. Il sortit en 2000, au moment où Zack annonça qu’il quittait le groupe.

Albums Live [modifier]
Live & Rare, 1998
C’est une compilation de titres joués en live pendant la tournée du groupe en Europe et en Asie. Le disque contient également deux titres inédits : Darkness et Clear the Lane.
Live at the Grand Olympic Auditorium, 2003, meilleur classement au US Billboard Peak : #94, « disque d’or » pour les ventes aux États-Unis[31].
Disque « posthume » (il est sorti après la séparation du groupe), il s’agit de l’enregistrement des deux derniers concerts Rage qui ont eu lieu les 12 et 13 septembre 2000 au Grand Olympic Auditorium de Los Angeles, Californie.

Les Clips et Videos de rage against the machine

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Sortie en : 2012
31 titres

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Sortie en : 2012
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Rage Against the Machine / Evil Empire

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